Bulletin N° 18 - décembre 2014
Échos de nos forêts
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Nourrissage du cerf de Virginie en période hivernale : des conséquences négatives pour l'espèce

cerfs
Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs rappelle aux citoyens de ne pas nourrir les cerfs de Virginie, et ce, particulièrement durant la saison hivernale. Bien que plusieurs citoyens s'y adonnent, il est primordial de souligner que le nourrissage nuit à la santé des cerfs. >plus de détail
 

Culture de champignon dans une plantation d'épinette

Un des membres du Groupement forestier coopératif St-François, Pierre-Luc Choquette, a démarré une culture de champignon dans sa plantation d'épinette. Après quelques essais concluants faits en 2013, il a produit cette année près de 1 500 kilos de champignon. >article La Tribune
 

Un sondage si vous êtes intéressés par l'arrosage du nerprun au glyphosate

Êtes-vous au prise avec le nerprun qui envahit votre forêt? Le Groupement forestier souhaite connaître votre intérêt pour un service d'arrosage au glyphosate (Round-Up) qu'il pourrait mettre sur pieds pour contrôler cette plante envahissante. Si cette situation vous concerne, SVP cliquez sur le lien suivant pour remplir ce court sondage d'intérêt.
 

Changement à la direction du Groupement de Wolfe

Le directeur général d'Aménagement forestier coopératif de Wolfe, Martin Larrivée, en poste depuis 15 années, quitte ses fonctions pour aller relever d'autres défis. Il remplacera Raymond Thibault qui prend sa retraite au Syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec. Nous souhaitons bonne retraite à Raymond et bonne chance à Martin.
 

Calendrier 2015 de la Fondation de la Faune

calendrier
Sous la thématique « Les milieux humides : trésors de biodiversité », ce calendrier présente 12 espèces des milieux humides du Québec. Ces milieux sont utilisés par plus du tiers des 649 espèces de notre faune vertébrée pour se nourrir, s'abriter ou se reproduire.
Le calendrier sera remis gratuitement en remerciement de tout don de 25 $ et plus. Les contributions reçues seront investies dans des projets de conservation de milieux humides réalisés par des organismes du milieu. >en savoir plus
 

Élaboration du PDZA dans la MRC du Val-Saint-François

Au cours de l'année 2015, la MRC du Val-Saint-François fera plusieurs consultations auprès des agriculteurs et des forestiers pour connaître leur vision de l'agriculture et de la foresterie sur son territoire. L'objectif est d'établir un Plan de développement de la zone agricole (PDZA) qui vise à dynamiser notre agriculture et nos milieux ruraux. Pour plus d'information, contactez Karine Bonneville, responsable du service de l’aménagement et de l’urbanisme à la MRC du Val-Saint-François.
 

Domtar souligne les 150 ans de l'industrie papetière à Windsor

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C'est en 1864 que débutait l'histoire de l'industrie papetière à Windsor, avec la construction de la première pulperie à base de bois au Canada et la seconde sur le continent qui utilisait un nouveau procédé à la soude. Domtar a fêté en grand ce 150ème anniversaire avec la population de la ville de Windsor, et aussi avec ses fournisseurs et collaborateurs.
 

Renouvèlement de la certification FSC® pour 5 autres années

Le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec et les cinq Groupements forestiers de l'Estrie ont récemment renouvelé leur accréditation à la norme environnementale FSC (FSC® C015405). Durant les cinq dernières années, 2 300 propriétaires ont réalisé plus de 7 000 ha de travaux certifiés.
 

La maladie de Lyme, une maladie en progression

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La maladie de Lyme est en croissance constante en Estrie. Voyez cet excellent résumé du problème et de la situation présenté sur le site de Radio-Canada.

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La première éclaircie de plantation – un traitement sylvicole très important

Dans une plantation, la compétition entre les arbres ne s’exerce pas de la même façon que dans une forêt naturelle. Une plantation est constituée d’arbres de même essence, du même âge et espacés régulièrement. Cette situation entraîne une croissance relativement semblable ou chaque arbre lutte pour obtenir la place nécessaire à sa croissance. Cette compétition uniforme entraîne à long terme un dépérissement progressif généralisé de la plantation qui peut anéantir complétement les efforts qui y ont été investis. L’éclaircie devient alors un traitement essentiel au maintien d’une densité adéquate et d’une bonne croissance des arbres.

plantationSelon différents travaux de recherche sur le sujet, l’éclaircie de plantation apporte les avantages suivants :

  • diminution de la mortalité des tiges;
  • augmentation de la croissance du diamètre et du volume des arbres;
  • augmentation de la valeur économique de la plantation;
  • amélioration de la qualité moyenne de la plantation par l’élimination des tiges déformées et de peu de valeur;
  • amélioration de la stabilité du peuplement (moins vulnérable au vent et au verglas);
  • amélioration de la régénération naturelle et de la biodiversité;
  • amélioration de la circulation à l’intérieur de la plantation;
  • récolte de bois et obtention de revenus périodiques;
  • création d’emploi;

Le moment propice pour intervenir dans une plantation est fonction de l’essence, de la densité du reboisement et de la fertilité du sol. Plus l’essence est une espèce productive, plus le sol est fertile et plus la densité initiale de la plantation est grande et plus tôt il faudra éclaircir, car la compétition entre les arbres se manifestera plus rapidement. Il ne faut donc pas baser le moment d’intervenir uniquement sur l’âge de la plantation. Plusieurs indices peuvent nous renseigner sur la présence d’une trop forte compétition entre les arbres. La mortalité des branches basses, la diminution de la cime vivante et la disparition graduelle de la végétation en sous-étage en sont des exemples. Toutefois, ce sont des paramètres difficiles à utiliser puisqu’ils sont très variables à l’intérieur d’une même plantation. La surface terrière est un bien meilleur critère pour fixer le moment d’intervention. La surface terrière est une unité de mesure de la densité qui peut être prise avec un simple prisme forestier et qui tient compte des quatre facteurs qui influencent la compétition (l’essence, la fertilité du sol, la densité du reboisement et le taux de survie des arbres). Le seuil de surface terrière recommandé pour intervenir varie entre 25 et 35 m²/ha. On se rapprochera davantage du 25 m²/ha dans le cas de plantations très productives. À l’inverse, il faudra s’approcher du seuil maximal dans le cas de plantations à croissance lente et au fur et à mesure que la plantation vieillit. Un bon martelage permettra d’orienter la récolte vers les arbres déformés, blessés ou opprimés dans le but d’améliorer la qualité générale du peuplement.

graphiqueLa première éclaircie est souvent peu intéressante en raison de la faible dimension des arbres récoltés. Cependant, cette première éclaircie est la plus importante pour la productivité future de la plantation. Tout retard dans sa réalisation se fera au détriment des plus belles tiges, celles qui auront le plus de valeur. Dépassé un certain stade, il devient même trop risqué de faire une première éclaircie dans une plantation. Si les arbres sont très longs par rapport au faible diamètre du tronc, le risque de chablis augmente beaucoup. Si le pourcentage de cime verte est trop petit, l’arbre n’aura plus la capacité de réagir au traitement.

La première éclaircie peut être vue comme un sacrifice à faire. Si cette éclaircie est exécutée au moment opportun et est conjuguée à une sélection judicieuse des tiges, les éclaircies subséquentes seront des récoltes intéressantes. À l’opposé, si la première éclaircie est trop tardive ou si la sélection des tiges est négligée, les coupes suivantes seront difficiles à rentabiliser.
Source : Guy Prégent ing.f.
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C'est le temps de faire votre élagage

bonne tailleC'est présentement la bonne période de l'année pour réaliser l'élagage de votre plantation pendant qu'elle est en dormance.

Il est conseillé d'attendre que vos arbres aient plus de quatre mètres de hauteur avant de commencer le premier élagage. Conservez deux tiers de cime verte pour un tiers de tronc élagué. La coupe doit être faite avec un outil bien affûté et la coupure doit être nette et sans déchirure. Un petit sécateur ou un sécateur à longs manches (ébrancheur) sont les outils idéaux. Pour les grosses branches, on utilise une scie manuelle. Coupez la branche au ras du bourrelet cicatriciel à un angle d’environ 30°. Évitez l’utilisation de la scie à chaîne ou de la hache. >Pour plus d'informations.


Une synergie très profitable entre les Groupements forestiers de l'Estrie

Cette année, plusieurs activités ont été réalisées grâce à la collaboration conjointe des cinq Groupements forestiers de l'Estrie. Une tendance qui devrait s'accentuer dans l'avenir et qui permettra une utilisation plus efficiente des ressources de l'ensemble des Groupements.

Avec la baisse constante des budgets d'aide à la forêt privée, les Groupements forestiers n'ont d'autre choix que de réduire les activités qui demandent beaucoup de crédits financiers à l'hectare, comme le reboisement et le débroussaillage, pour s'orienter davantage vers les travaux avec récolte de bois. Ces travaux utilisent moins d'aide financière et la vente du bois génère une activité économique importante qui permet de rentabiliser les opérations du propriétaire et de leur Groupement forestier.

debroussailleurLes Groupements ont donc commencé à réduire le travail des équipes de reboisement et de débroussaillage. Certains d'entre eux ne remplacent plus les départs de personnel et se retrouvent avec des effectifs très réduits. Leur contremaître ont donc peu de débroussailleurs à gérer, ce qui fait grimper les coûts de surveillance à l'hectare. Face à cette situation, plusieurs Groupements ont regroupé en une seule équipe leurs travailleurs sylvicoles pour mettre en commun leurs activités de reboisement et de débroussaillage. Ceci permet d'offrir à leurs travailleurs une durée d'emploi plus intéressante et d'avoir un seul contremaître au lieu de plusieurs pour superviser ces activités, réduisant ainsi le coût d'encadrement. Cet automne, les cinq Groupements de l'Estrie ont réalisé un contrat de 550 hectares de débroussaillage sous les lignes électriques d'Hydro Québec. Ce fut une expérience très profitable où la mise en commun de toutes les ressources a permis de faire ressortir les multiples talents qu'on retrouve dans chacun des Groupements forestiers. Les responsables d'Hydro Québec ont été impressionnés par notre dynamisme, notre professionnalisme et la qualité de notre travail. Ce type de contrat n'aurait jamais pu être réalisé par un seul Groupement forestier. C'est beaucoup trop gros et trop limité dans le temps, alors que la mise en commun de nos ressources a rendu possible sa réalisation.

D'autres types d'échanges sont également faits entre les Groupements lorsqu'il y a un manque temporaire d'effectifs dans certaines activités. Ainsi, un technicien forestier peut être échangé pour une courte période pour aller aider un Groupement dans le besoin. Les entrepreneurs forestiers sont des éléments très importants de la qualité du service que les Groupements forestiers offrent à leurs membres. Ces entrepreneurs ont été formés aux exigences de la norme environnementale FSC. Ils offrent une qualité d'exécution impeccable répondant à nos critères de qualité. Les Groupements essaient donc de combler les périodes de faible emploi de leurs entrepreneurs en les prêtant aux autres Groupements et ainsi maintenir ces bons éléments dans le réseau des Groupements forestiers. Ce type d'échange est très profitable pour tout le monde.

Voilà plusieurs initiatives mises de l'avant ces derniers temps. Les représentants des conseils d'administration des cinq Groupements se réunissent périodiquement au sein de la Société d'aménagement de l'Estrie, organisme créé par les Groupements de la région pour se concerter et poser des actions communes. La récente crise forestière et les baisses successives des budgets ont forcé les Groupements à davantage se concerter et mettre en commun certaines activités afin de réduire leurs coûts d'opération. Tous sont convaincus que c'est une voie d'avenir qu'il faut maintenir et même accentuer.


Loi sur les milieux humides - beaucoup de confusion et d'incertitude

Lors du forum sur les milieux humides qui s’est tenu le 10 décembre dernier à Drummondville, 200 participants de tous les milieux ont exprimé leurs attentes et leur inquiétude face à la future Loi sur les milieux humides.

millieu-humideQu’ils soient des milieux de la conservation, des milieux agricoles, des milieux forestiers, des mines, des promoteurs résidentiels, de la culture de la canneberge ou des exploitants de tourbe horticole, tout le monde souhaite une définition claire de ce qu’est un milieu humide et des règles claires qui encadreront les demandes d’autorisation d’interventions dans ces milieux. Ces règles prévoiront des approches d’atténuation privilégiant l’évitement et la minimisation des interventions, des mécanismes de compensation pour les pertes de milieux humides, mais aussi un encadrement clair de l’utilisation durable de ces milieux.

Curieusement, le principal intéressé était absent. Le ministère du Développement durable de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) s’est retiré à la dernière minute de ce forum où tous les intéressés étaient présents. Une belle occasion de dialogues et de concertation ratée. C’est doublement inquiétant, quand on sait que le MDDELCC est obligé de déposer une nouvelle loi sur les milieux humides d’ici le 24 avril 2015, puisque l’ancienne loi prendra alors fin. À quatre mois du délai d’échéance, tous les intéressés ne connaissent toujours pas la position du Gouvernement sur la future loi.

Deux études commandées par le MDDELCC servent de base à la réflexion devant mener à l’élaboration de la prochaine loi. L’une d’elle, est fortement critiquée par le milieu forestier (voir article : Le monde forestier). On y dépeint l’activité forestière comme l’une des principales causes de la perte de milieux humides. De plus, une cartographie récente des milieux humides a été produite. Cette nouvelle carte présente bien des anomalies telles que, des milieux humides dans des plantations ou sur des sols rocheux. On craint que la rédaction de la prochaine loi et que les personnes responsables de son application soient mal orientées par ces documents et qu’on se retrouve avec un durcissement inconsidéré face à l’activité forestière.

Le forum sur les milieux humides a permis un bel échange entre tous les groupes concernés, une saine écoute des besoins et des attentes de chacun. Mais quelle est la position du Gouvernement, personne n’a pu le préciser. Espérons que le processus de concertation s’enclenchera rapidement et que le MDDELCC saura tirer profit de ce sain esprit de collaboration qu’on a bien senti lors du forum. Une chose est sûre, le monde forestier sera au rendez-vous.

   
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