Bulletin N° 14 - décembre 2013
Échos de nos forêts
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Une courte vidéo sur l'État de la forêt au Québec

vidéo forêt IEM L'Institut économique de Montréal est allé voir directement sur le terrain comment l'activité forestière au Québec se déroule. Ils ont tourné une courte vidéo qui vise à répondre à l'interrogation que bien des gens se posent "Est-ce que la forêt va disparaître si nous continuons à la couper comme nous le faisons présen- tement?". >voir vidéo (6.2min)
 

La CPTAQ précise ce que sont les interven- tions admissibles dans les érablières

Le 7 mai 2013, la CPTAQ a précisé, dans une décision rendue publique, ce qu'elle reconnaît comme étant des coupes d'entretien conformes à l'article 27 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Lorsque la coupe est prescrite par un ingénieur forestier et qu'elle rencontre les critères suivants, elle ne requiert plus d'autorisation : la surface terrière résiduelle doit être de 20 m²/ha, le prélèvement ne doit pas dépasser 25% de la surface terrière, ainsi que quelques autres critères visant à préserver le potentiel acéricole du peuplement (voir détails). Cette nouvelle directive va grandement faciliter le travail des professionnels forestiers et alléger les démarches d'autorisation qui étaient particulièrement longues.
 

Calendrier 2014 de la Fondation de la Faune

calendrier 2014 Procurez-vous le calendrier 2014 de la Fondation de la Faune du Québec. Vous y découvrirez treize espèces migratrices du Québec. Ainsi, tout au long de l’année, vous parcourrez de nombreux kilomètres grâce aux fascinantes histoires de migration présentes dans les capsules informatives sur les espèces vedettes. Le calendrier est remis gratuitement pour tout don de 25 $ et plus. Les contributions reçues seront investies dans des projets de conservation de milieux humides. Merci d'aider un de nos partenaires.
 

Un guide des produits forestiers non-ligneux en Estrie

PFNL Le 11 octobre dernier, la coopérative Cultur'Innov lançait son guide des produits forestiers non-ligneux (PFNL) en Estrie. Ce guide de plus de 200 pages donne une foule de détails sur les propriétés culinaires et médicinales de différentes plantes que l'on retrouve dans les forêts de l'Estrie. Vous pouvez vous procurer ce livre au prix de 40$, ou encore le consulter gratuitement en ligne sur le site de Cultur'Innov.
 

Le Groupement forestier coopératif St-François finaliste au prix Mérite coopératif

Le 19 octobre 2013, le Groupement forestier figurait parmi les finalistes du Gala Mérite coopératif. Il était en nomination dans la catégorie "Association et intercoopération" et dans la catégorie "Innovation". Malgré le fait que le Groupement n'a rapporté aucun prix, sa présence au Gala a permis de faire rayonner son bon travail et son expertise.

fougère

De bonnes nouvelles en provenance du Rendez-vous national de la forêt québécoise

Les 21-22 novembre derniers à Saint-Félicien avait lieu une rencontre provinciale sur la forêt. Lors de ce rendez-vous plusieurs annonces ont été faites permettant de mieux envisager les prochaines années.

En début de rencontre, la Première ministre, madame Marois, a annoncé que le programme de remboursement de taxes foncières sera indexé et remodelé pour répondre aux nombreuses demandes faites en ce sens par les différents intervenants de la forêt privée du Québec. Ce nouveau programme entrera en vigueur le 1er janvier 2014. On estime à 10$ millions les investissements du gouvernement dans ce programme destiné aux propriétaires forestiers.

D'autre part, l'enveloppe budgétaire de forêt privée pour la prochaine année sera maintenue à 33,5 millions de dollars (comme cette année) contrairement aux annonces antérieures qui laissaient entendre une baisse de 15%. La Première ministre garantit que les budgets seront préservés pour au moins 3 années.

Après six années de crise forestière, les Groupements forestier avaient besoin d'un appuie ferme de l'État pour les aider à maintenir les activités en forêt privée. Ces deux annonces viennent rassurer la forêt privée et permettent de mieux envisager la reprise économique qui commence à poindre. Avec les baisses de la possibilité forestière sur les terres publiques, la forêt privée est appelée à jouer un rôle plus important dans l'approvisionnement des usines. L'appui du gouvernement vient confirmer et supporter la forêt privée dans son nouveau rôle.


Une promesse de soutien envers la forêt privée de l'Estrie

Des intervenants forestiers, environnementaux et municipaux se sont retrouvés le 28 novembre dernier au colloque « La forêt estrienne, un capital à préserver », qui a eu lieu à Sherbrooke à l’Hôtellerie du Boulevard.

Ce colloque a fait ressortir le caractère éminemment forestier de notre région. La forêt en Estrie couvre 70 % de sa superficie. Elle rend de nombreux services à la population de la région, en plus de créer 8 200 emplois. Ce couvert forestier est étroitement lié au développement économique et touristique de la région ainsi qu’au maintien de l’équilibre écologique. Les différents acteurs régionaux ont convenu, à l’issue de cette journée, d’harmoniser leurs actions et d’unir leur voix pour assurer la pérennité de ce capital estrien.

Une promesse de soutien a été adoptée par l’ensemble des participants dont le libellé invite tous les organismes de la région à s’engager à soutenir et à mettre en place des conditions favorables à la mise en valeur de la forêt privée en Estrie. Six actions sont proposées dans cette promesse :

  • réclamer l’équité du partage de l’enveloppe budgétaire d’aide à la forêt privée. L’Estrie devrait recevoir environ 13% du budget provincial alors qu’actuellement elle en reçoit seulement 9,4% ce qui représente une perte d’un million de dollars pour la région chaque année.

  • mettre en place, le plus tôt possible, une fiscalité foncière favorisant la mise en valeur durable de la forêt.

  • harmoniser la réglementation municipale de façon à soutenir une activité forestière dynamique et durable.

  • défendre de nouveaux statuts d’aires protégées permettant le maintien de l’exploitation durable des ressources forestières.

  • soutenir un programme régional d’éducation et d’information forestière tenant compte d’une répartition équitable par rapport à la démographie régionale.

  • prendre en compte dans toutes nos stratégies régionales de la contribution de l’activité forestière comme outil de protection du patrimoine paysager et de la conservation de la biodiversité.

Quatre conférenciers ont abordé les aspects économiques, écologiques et réglementaires de la forêt privée en région. Fait important, l’Estrie est une des rares régions au Québec où les environnementalistes et les forestiers travaillent de concert et reconnaissent l’importance du travail de chacun pour supporter le développement et la protection du patrimoine forestier exceptionnel de la région. D’ailleurs, on pouvait noter la présence dans la salle d’à peu près tous les organismes forestiers et environnementaux que peut compter la région de l’Estrie.

Il est possible de signer cette promesse de soutien en se rendant sur le lien suivant. Les municipalités et les MRC sont particulièrement invitées à y souscrire et venir soutenir nos forêts.


Le propriétaire qui possède un barrage a des responsabilités vis-à-vis la Loi

Au Québec, depuis le 11 avril 2002, une Loi sur la sécurité des barrages est en vigueur. Cette loi a des exigeances importantes pour tout propriétaire de barrage.

Chaque barrage est classé en fonction de ses caractéristiques et de ses conséquences de rupture. Les éléments considérés sont sa hauteur, sa capacité de retenue, le type de barrage (béton-gravier, caissons de bois, enrochement, etc.), le type de terrain de fondation (roc, argile, etc.) sur lequel il est construit, son âge, son état, la fiabilité de ses appareils d'évacuation, la zone séismique dans laquelle il se situe et les conséquences que sa rupture pourrait entraîner. Les obligations de la Loi sont fonction de la classe attribuée à un barrage qui varie de A à E. Ce sont les barrage à forte contenance, classe A à D, qui sont les plus visés (barrages de plus de 2,5 mètres de haut ayant une capacité de retenue supérieure à 30 000 mètres cubes d'eau).

La Loi sur la sécurité des barrages instaure une série de mesures encadrant la construction, la modification et l’exploitation des barrages à forte contenance. En outre, elle exige des propriétaires qu’ils assurent une surveillance et un entretien réguliers de leurs ouvrages. De concert avec les municipalités et les MRC concernées, des plans d’urgence devront également être produits pour les barrages présentant des risques pour la sécurité des personnes.

Les propriétaires de barrages à forte contenance devront faire réaliser, par un ingénieur, une évaluation de la sécurité de leurs ouvrages. Cette évaluation permettra de connaître l’état exact des barrages et de préciser les correctifs que les propriétaires devront effectuer pour assurer une meilleure sécurité des ouvrages et se conformer aux normes d’aujourd’hui. Les propriétaires de barrages existants disposent de trois à dix ans pour faire une telle évaluation, selon le niveau de conséquences de rupture du barrage, l’état de celui-ci et la fiabilité de ses appareils d’évacuation. Dans tous les cas, le propriétaire doit acquitter, au Ministère du Développement durable, un droits annuels de 124$ (classe E), 218$ (classe C ou D) ou plus pour les barrages de grande importance (classe A ou B). >>en savoir plus


Deux nouveaux marchés de bois

L'usine Blanchette & Blanchette cessera de prendre du 6 pieds pour s'orienter seulement vers le bois de 8 pieds de longueur. Belle-Ripe à Princeville reprend les achats de pin blanc.

Tel que prévu, l'usine Blanchette & Blanchette de St-Gérard cesse son approvisionnement de bois en longueur de 6 pieds. À partir de janvier 2014, elle va prendre seulement du bois de 8 pieds 4 pouces de long. Nous avons jusqu'au 21 décembre pour terminer de livrer le bois de 6 pieds que nous avons en inventaire. Des ententes peuvent être prises après cette date pour des cas d'exceptions. Le prix offert par l'usine pour le 8 pieds sera 230$/corde pour la classe A (diamètre moyen inférieur à 5.5 pouces) et 240$/corde pour la classe AA (diamètre moyen supérieur à 5.5 pouces). À ces prix il faut soustraire le coût du transport.

Après quelques difficultés rencontrées avec le ministère de l'Environnement, l'usine Belle-Ripe de Princeville rouvre à nouveau ses portes. Cette usine prend exclusivement du pin blanc en longueur de 8 pieds dans le but d'en faire du copeau. Le prix est de 36.38$/tonne métrique verte. C'est le seul débouché en région pour le pin blanc de petit diamètre ou de faible qualité. Si vous avez une plantation de pin blanc à éclaircir, c'est la meilleure solution. Ici aussi, il faut soustraire le coût du transport à ce prix.

   
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