Bulletin N° 12 - juin 2013
Échos de nos forêts
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Québec se dote d'une charte du bois

Le 30 avril dernier le gouverne- ment annonçait l'adoption d'une Charte du bois pour favoriser son utilisation dans le secteur de la construction. Par devoir "d'exemplarité", Québec s'impose d'examiner le recours à ce matériau pour des infrastructures qu'il paye en tout ou en partie. C'est valable pour des édifices de moins de 7 étages et même pour certains ponts.
 

Une assemblée géné- rale très intéressante

Le 12 juin dernier, se déroulait l'assemblée générale du Groupement forestier. Après le souper, Marc-Olivier Harvey de la Pépinière Casse-noisette a donné une conférence sur la culture des arbres à noix au Québec. Par la suite, a débuté l'assemblée générale qui s'est déroulée rondement. Lors de la période d'élection, les 4 administrateurs sortants ont tous été réélus sans opposition. Notez cependant, qu'un changement est survenu à la présidence du Groupement où Michel Fortin a succédé à Pierre Dubreuil.
Michel Fortin, président
 

Le Groupement forestier verse 15 000$ de ristourne à ses membres

Compte tenu de surplus représentant près de 2% de son chiffre d'affaire, le Groupement forestier a décidé en Assemblée générale de verser 15 000$ à ses membres. Cette ristourne est distribuée en fonction du volume d'affaires généré par l'activité de chaque membre avec la coopérative.
 

Un nouvel outil d'identification : La clé forestière

L'Association forestière des Cantons de l'Est présente son tout dernier outil : La clé forestière. La clé forestière a pour rôle d'aider à identifier les principaux arbres que l'on retrouve dans la région de l'Estrie. Divisé en quatre sections, ce site permet de reconnaître un arbre en répondant à un maximum de 9 questions, peu importe la saison ou l'espèce. >> La Clé forestière
 

Le plus vieil arbre du Québec a 1 000 ans

Le plus vieil arbre du Québec est un thuya (cèdre) d’environ 1000 ans. Il vit sur une île du lac Duparquet, près de Rouyn-Noranda. De 20 à 30 cm de diamètre, sa croissance très très lente rendrait son bois très dense et moins sensible à la pourriture du cœur. (La Frontière - 18 avril 2013)
luthier
 

Le Groupement a planté 191 000 plants ce printemps

Le Groupement vient de terminer son reboisement. 191 000 plants ont été plantés ce printemps sur les terrains des membres.

Anita Mercier "Sylvicultrice émérite 2013"

Le prix « Sylviculteur émérite » est remis chaque année à un propriétaire forestier qui s’est distingué au niveau de l’aménagement forestier de sa propriété.  Anita Mercier de Richmond, est la huitième lauréate à recevoir ce prix.

La lauréate de cette année est impliquée depuis 23 années avec le Groupement dans l’aménagement intégré de sa propriété. Elle en est à la mise en œuvre de son 2ème plan d’aménagement forestier. Sa forêt, qui totalise 46 hectares, a déjà été traitée une première fois et même certains secteurs, une deuxième fois. Depuis 1990, elle a reboisé 17 000 plants, éclairci 52 hectares de forêts, construit environ 15 kilomètres de sentiers forestiers facilitant un accès rapide à sa forêt. La majorité des travaux ont été réalisés par le Groupement forestier.  Sa propriété étant fortement envahie par le nerprun, elle a contribué à un projet de recherche visant à trouver des solutions à cette plante envahissante.  Ce projet a d’ailleurs fait l’objet d’un reportage à l’émission « La semaine verte ». BRAVO! Madame Mercier pour votre beau travail.


Opération : Sauvetage de 55 000 arbres

Lorsque la remorque réfrigérée fait défaut un vendredi à 16 heure en pleine canicule et que 55 000 arbres ne se rendront pas au lundi suivant, on a un GRRROS problème !

À midi le samedi, Pierre, le direc- teur, trouve une autre remorque réfrigérée que le camionneur vient livrer à 16 heure. Pendant ce temps, Ken, le responsable technique, fait appel à son fils Dominic pour trouver des bras. En peu de temps, messages textes, cellulaires, communications instantanées, Dominic trouve 5 amis pour effectuer le transfert de près de 600 ballots de plants d'une remorque à une autre, ce qui nécessite 2 heures de labeur intense. Le salaire demandé pour l'opération sauvetage ? Un BBQ avec la bière fournie. Une belle gang de jeunes adultes. Merci à Dominic, Julien, Nicolas, Jonathan, Philippe et Claudia qui a pris la photo (également sur la photo Ken Dubé et Pierre Bellavance).


Formations dispensées l'automne prochain

Chaque année, le Syndicat des Producteurs de Bois de l'Estrie dispense plusieurs formations aux propriétaires de boisée.

Voici les différentes formations qui seront offertes cette année :

  • Abattage directionnel et de précision (base) - 2 sessions
  • Abattage directionnel et de précision (avancé) - 2 sessions
  • Administration, comptabilité et fiscalité forestière - 1 session
  • Affûtage et entretien de la scie mécanique - 4 sessions
  • Débardage des bois - 2 sessions
  • Exploitation des champignons forestiers - 2 sessions
  • Techniques d'ébranchage - 1 session
  • Utilisation de la débroussailleuse - 1 session
  • Surveillez le prochain Arbre-Plus pour les bulletins d’inscription. Des frais d’inscription de 23$ à 45$ s’appliquent. Les cours devraient être dispensés de septembre à novembre prochains.


    Le marché du bois en nette progression

    Au cours des sept dernières années, les prix du bois rond ont été malmenés sur les marchés en raison de la baisse de la demande générale pour les produits forestiers et de la dégradation de la situation financière des usines de transformation du bois. Qu'en est-il des perspectives d'avenir?

    L’économie américaine reprend de la vigueur après des années de disettes provoquées par l’éclatement de la bulle immobilière et la crise économique mondiale qui s’en est suivie. La création d’emplois aux États-Unis, l’arrivée d’une nouvelle génération de ménages et l’écoulement graduel de maisons reprises par les banques favorisent actuellement la relance du marché de la construction résidentielle. En mars dernier, les mises en chantier atteignaient 1 036 000 unités d’habitation, ce qui est beaucoup mieux que les 478 000 unités atteints en avril 2009. On prévoit une accélération de la construction résidentielle du marché américain avec 950 000 unités en moyenne en 2013, puis 1 200 000 en 2014.

    La reprise de la construction résidentielle est synonyme de demande accrue pour le bois d’œuvre. La crise forestière et économique des dernières années a entraîné le démantèlement de nombreuses usines et réduit la capacité actuelle de production de bois d’œuvre. En 2005, la capacité de production nord-américaine atteignait 81,9 G PMP, alors qu’en 2012 elle ne représentait plus que 71,5 G PMP. La contraction de la capacité de production nord-américaine jumelée à l'accélération de la demande a pour résultat de hausser les prix du bois d’œuvre. À la fin mai, l’indice Pribec se situait à 406 $ par MPMP alors qu’il était à 294 $ en novembre 2011, soit une hausse de plus de 38 % en seulement 18 mois. Pour 2013, les analystes prévoient que ce prix se maintiendra en moyenne entre 400 $ à 415 $ par MPMP. L’augmentation de la production de bois d’œuvre permet d’envisager une stabilisation des prix à compter de 2014.

    La croissance du prix des produits forestiers manufacturés s’est très peu répercutée sur les prix offerts aux producteurs de bois de la forêt privée. Trois facteurs expliquent cette situation :

    1) L’offre de bois dépasse encore la demande. Plusieurs sources d’approvision- nement en fibre sont disponibles pour une usine, ce qui entraîne une substitution entre le bois rond de la forêt privée, celui de la forêt publique et les importations. La compétition pour les approvisionnements en matière ligneuse devrait s'accélérer avec la diminution de la possibilité de récolte sur les terres publiques du Québec.

    2) Le déséquilibre entre la production et la demande pour les copeaux. Certaines scieries peinent à trouver des débouchés pour leurs copeaux puisque plusieurs usines papetières ont été fermées durant la crise du secteur forestier. Il en résulte un surplus d’inventaire qui fait chuter les prix du copeau. Plusieurs scieries ne peuvent fonctionner à plein régime en raison de l’absence d’acheteurs pour leurs copeaux, ce qui réduit la demande pour le bois rond de qualité sciage.

    3) La mauvaise santé financière de certaines compagnies forestières. Les compagnies forestières affectées par la crise ont vu leur crédit limité par les institutions financières qui exigent une amélioration de leur ratio de liquidités. Ceci limite les possibilités d’investissements, autant pour l’approvisionnement à long terme que pour la modernisation des installations. Toutefois, l'amélioration des marchés devrait permettre l’assouplissement des règles d’emprunts des usines.

    (Source: FPFQ Bulletin Forêt de chez-nous Plus volume 18)

       
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